24 Janvier 2024
La commune vicoise à toujours été commerçante et nombre d'artisans travaillent et travaillaient dans la cité.
On a dans les archives et dans la mémoire collective, les traces de ces femmes et hommes ayant travaillés et animés la ville. On notera que certains artistes connus ont aussi eu leurs ateliers à Vic.
Dans une ville qui a compté plus de 3000 habitants et à des époques où les moyens de déplacements n'étaient réservés qu'aux nobles et riches, la vie commerçante était une nécessité et avec en plus une présence religieuse et judiciaire très forte, tous les corps de métiers étaient représentés dans le bourg.
On sait que l'industrie du sel, remontant vers -700, fut à la base de la création des villages du Saulnois et qu'elle devait être source de travail pour les habitants de ses bourgs. Il fallait en effet pour alimenter les fours d'évaporation du sel, couper et amener le bois et également fabriquer ces fours puis les récipients de terre dans lesquels on mettait la saumure, surveiller les feux, démouler le sel et le vendre. De plus la population devant se nourrir le maraîchage et l'agriculture devaient être importants. Il fallait également livrer le sel dans les régions voisine, soit par la route soit par la Seille vers Metz. Vic aurait alors été un port....
Le sel qui continuera d'être une source de revenus au cours des siècles suivants, attirant les romains, les seigneurs puis les évêques de Metz, Ducs de Lorraine et roi de France qui fortifièrent les villages de la vallée de la Seille. Pour ce faire il fallu une main d'œuvre nombreuse afin de bâtir des routes et des fortifications et assurer la maintenance des murs et des troupes y séjournant.
La présence des évêques de Metz à partir du XIIe siècle renforça le tissu artisanal et artistique de la cité jusqu'à la révolution. entre le XIIe et le XVIIIe siècle, il y avait à Vic nombre de vignerons et la bière était brassée, notamment par les Cordeliers en leur couvent. On notera dans la cité la présence de peintres, dont le plus connu G de la Tour, sculpteurs, orfèvres, architectes, tapissiers de cuir, potiers...
Au VXIe siècle, il est fait état d'un commerce qui faisait la réputation de Vic, celui des chapeaux. On cite également les barbiers et perruquiers, les maîtres chirurgiens.
Un écrit de 1769 nous renseigne sur le nombre de corps de métiers qui étaient représentés dans la commune.
On cite dans ce document les membres du clergé, de la collégiale Saint Etienne, de la noblesse et du militaire, du baillage de la ville, des officiers de la maîtrise royale des eaux et forêts, de la gruerie de l'Evêché (en charge des bois), de l'ordre des avocats, des bourgeois vivant noblement, l'ordre des notaires, tabellion et procureur, le corps des chirurgiens et apothicaires, celui des huissiers du baillage, des cordonniers, des marchands, charpentiers, recouvreurs et charrons, des huiliers, des bouchers et charcutiers, des tanneurs, des commerçants, des tonneliers, des tailleurs, des jardiniers, des aubergistes et cabaretiers, des boulangers, traiteurs et pâtissiers, des vignerons, des laboureurs, des menuisiers, vitriers et tourneurs, des maréchaux-ferrants, cloutiers et ferblantiers, le corps des serruriers, des drapiers, chapeliers, boutonniers, chandeliers et chamoiseurs(fabriquant du cuir très souple) , le corps des tissiers et cordiers, des maçons et plâtreurs, des bonnetiers, des perruquiers et des poissonniers.
Au XVIIe siècle le temporel des évêques de Metz avait perdu de son éclat et ce fut la révolution qui porta un coups fatal au rayonnement de la cité. En effet, la chute de la monarchie s'accompagna d'une restructuration de l'état et la ville de Vic fut relayée à un rôle minime. Malgré les efforts déployés par les municipalités successives la population déclina.
Avant l'annexion l'activité principale était agricole avec la culture de 250 Ha de vigne et de houblon, employant une main d'œuvre nombreuse. En 1838 on comptait 35 marchands , drapiers, épiciers, pharmaciens, fabricants de bas, des ferblantiers, maréchaux ferrants, tanneurs, menuisiers... ainsi que deux imprimeries où travaillaient 80 à 100 personnes.
Après l'annexion, une partie de la population, 73 familles en 1871/72, quittèrent Vic pour se rendre en territoire Français. Durant cette période, la vigne employait encore nombre de Vicois. Le chemin de fer arrivé à Vic permettait l'approvisionnement de la cité et le déplacement des ouvriers vers les salines de Château-Salins et Chambrey. On pouvait également se rendre à Nancy ou à Metz avec le train.
Le commerce et l'artisanat à Vic n'en était pas moins florissant, en témoignent les nombreuses boutiques que l'on peut voir sur les cartes postales du début du XXe siècle.
Au retour des expulsions en 1946, les Vicois durent reconstruire le village, de nouveaux quartiers virent le jour hors des murs. En parallèle, le développement des technologies et de la vie moderne permit à de nombreux artisans ainsi qu'à l'usine EFKA de se développer à Vic.
La liste des artisans et commerçants actuels est à retrouver sur la site de la mairie
A SUIVRE
Sources: Vic sur le chemin de son histoire
Henri Lepage les communes de la Meurthe
Limédia kiosque
Tableau de Mme Prugnon.
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